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  • 01

    A quoi sert l’aide au développement?

  • Concrètement, l’aide au développement a pour but de soutenir les pays les plus pauvres sur le plan économique, social et environnemental, par l’apport de ressources financières extérieures (dons et prêts préférentiels), de coopérations techniques et de transferts de savoir-faire (formation, recherche pour le développement). Dans les pays émergents (Brésil, Thaïlande, Inde, Chine…),
    il s’agit de gérer au mieux les déséquilibres engendrés par une forte croissance économique, et de travailler ensemble à la préservation de l’environnement et pour lutter contre les changements climatiques.

    Cette aide peut être publique (Etats, collectivités locales, organisations internationales…) ou privée (ONG, fondations, entreprises…).

  • Aider les pays du Sud est dans l’intérêt de tous. Il s'agit de répondre aux enjeux globaux qui caractérisent notre époque et qui nous concernent tous : conséquences du réchauffement climatique, régulations financières et économiques mondiales, préservation de la biodiversité, réduction des risques naturels, prévention et traitement des conflits, des épidémies et des risques sanitaires, etc.

    Aider les pays du Sud relève d'abord d'un impératif éthique de justice et de solidarité. Il s'agit aussi, à l'heure de la mondialisation, de réduire les inégalités Nord/Sud.

  • 02

    Aide humanitaire, aide au développement: quelle différence ?

  • Les crises économiques, politiques et les catastrophes naturelles affectent et déstabilisent les pays du Sud, particulièrement exposés.

    Toute stratégie d'aide doit être adaptée au contexte de crise : parer à l’urgence tout en continuant d’inscrire l'action dans le temps. L’aide humanitaire (aide alimentaire, médicaments, premiers soins…) répond aux problèmes de survie. L’aide au développement agit sur la réduction des inégalités
  • dans une perspective de moyen et long terme. Elle finance des actions qui durent dans le temps en prenant soin d’impliquer les acteurs et les partenaires du Sud, implication sans laquelle aucun réel développement n’est possible. Une fois la crise passée, l’aide au développement prend le relais de l’intervention d’urgence. Elle joue également un rôle primordial en matière de prévention des crises humanitaires. L’aide au développement, plus complexe et moins visible que l’aide humanitaire, reste un des meilleurs leviers pour prévenir les crises. Face aux différentes situations possibles, ces deux types d’intervention sont indispensables.

  • 03

    Quels sont les objectifs ?

  • Chaque jour, des milliers de professionnels se consacrent à l'aide au développement. En France, ou sur le terrain, ils sont ingénieurs, agronomes, urbanistes, économistes de la santé, chercheurs, etc.

    L’aide publique au développement peut être bilatérale : elle implique alors deux partenaires, un pays donateur et un pays receveur.
    Dans notre pays, c’est l’Agence Française de Développement (AFD) qui a pour mission de mettre en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français dans le cadre de politiques et de stratégies de développement définies, notamment par le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE).
    Dans ce cadre, l’AFD intervient aux côtés de nombreux autres acteurs, publics et privés, qui fournissent également une aide (instituts de recherche et universités, collectivités locales, ONG, fondations…) dont l’activité est complémentaire.
  • L’aide peut également être multilatérale. Dans ce cas, ce sont des institutions internationales qui regroupent différents gouvernements et qui agissent collectivement en direction des pays du Sud. Il s’agit notamment de banques de développement, comme la Banque mondiale, d’organismes des Nations unies (Fonds pour l’Enfance, UNICEF ou le Programme pour le Développement, PNUD), ou encore la Commission européenne (Fonds européen de développement, notamment).

    Depuis longtemps, le secteur de l'aide s’est enrichi avec l'émergence de nombreux acteurs, organisations non gouvernementales (ONG), collectivités locales (municipalités, conseils régionaux, etc), grandes fondations et des entreprises privées.
    La taille des défis et la complexité des situations font que les opérateurs de l’aide publique ne peuvent plus travailler de façon isolée. Une collaboration plus étroite entre tous ces acteurs est devenue un élément essentiel, voire fondamental, de l’efficacité de l’aide.

  • 04

    Qui sont les bénéficiaires de l’aide au développement?

  • L'aide publique française se concentre sur trois objectifs : lutter contre la pauvreté et les inégalités, soutenir la croissance économique et protéger la planète.

    Lutte contre la pauvreté et les inégalités :
    Il s’agit d’intervenir dans les pays les plus pauvres pour répondre aux besoins fondamentaux des populations, principalement en Afrique. Ce combat s’inscrit notamment dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement, définis en 2000 par les Nations-Unies.

    Soutenir la croissance économique :
    La crise nous le rappelle, la croissance économique est indispensable pour générer les emplois et les ressources nécessaires à la réduction de la pauvreté et au développement.
  • L’aide publique au développement appuie cette croissance en finançant notamment les entreprises locales et l’agriculture.

    Relever les défis communs Nord/Sud :
    Préserver les biens publics mondiaux exige de relever les défis qui se posent aussi bien aux pays du Nord qu’au pays du Sud. Ainsi l’aide au développement finance des projets qui prennent en compte les conséquences du réchauffement climatique, la préservation de la biodiversité, la prévention et le traitement des conflits, les épidémies et des risques sanitaires, ou encore les liens entre démographie, inégalités sociales et migrations.

    Autant de défis qu’il est impératif de relever ensemble dans la mesure où nos sociétés sont aujourd’hui interdépendantes, tant sur le plan socio-économique, environnemental et sanitaire.
    Nous sommes tous concernés!

  • 05

    L’aide au développement, comment ça marche ?

  • Etats, partenaires publics, ONG, institutions de microfinance, entreprises privées… Le visage des bénéficiaires est aussi multiple que la nature de l’aide et les moyens d’agir. La France concentre son activité sur les pays les plus pauvres, en particulier en Afrique.
    Dans tous ces pays, les secteurs d’intervention sont retenus en accord avec les autorités locales.
    Concrètement, tous les projets mis en œuvre émanent d’une demande des partenaires du Sud et doivent toujours répondre aux trois grands objectifs de l’action française : lutter contre la pauvreté et les inégalités, soutenir la croissance économique et protéger la planète.

    Il est parfois reproché à l’aide publique de perpétrer une forme d’assistanat envers les pays et les populations bénéficiaires, voire d’être détournée du fait de la
  • corruption. Le contrôle de l’utilisation des fonds est une préoccupation centrale des acteurs de l’aide au développement. De nombreux progrès ont été réalisés pour réduire les risques de dépendance et de détournement ces dernières années et les moyens de contrôle considérablement accrus.
    La coopération en matière de gouvernance se justifie ainsi doublement : parce qu’elle améliore l’efficacité et la qualité des projets de développement mis en œuvre, et parce que la mauvaise gouvernance est en soi un facteur important de sous-développement.
    Accompagner les pays à la gouvernance fragile, soutenir le renforcement des capacités des administrations, permet d’engager les pays vers le développement et d’encourager de meilleures pratiques. Cela fait partie intégrante du rôle de l’aide au développement.

  • 06

    Comment mesurer l’efficacité des projets et leur avancement ?

  • Donner et prêter sont deux démarches complémentaires. En règle générale, les pays les plus pauvres bénéficient de financement sous forme de dons. Pour les pays qui ont un revenu par habitant plus élevé, les acteurs de l’aide au développement, notamment l’Agence Française de Développement (AFD), peut consentir des prêts à des taux préférentiels, à condition toutefois que le pays ne soit pas surendetté.

    Cette logique de prêt est doublement bénéfique. Elle permet d’une part de donner une responsabilité accrue aux bénéficiaires et d’autre part de réinvestir les fonds qui seront remboursés dans de nouveaux projets. Et d’accroître ainsi le nombre d’actions de coopération.

    Le choix entre don et prêt dépend du secteur d’intervention. Par exemple, les appuis de l’AFD pour le financement des entreprises privilégient une logique de prêt, tandis que les soutiens aux secteurs sociaux de base, comme la santé ou l’éducation, relèvent davantage d’une logique de don. Enfin, il faut rappeler que les prêts permettent d’engager des sommes très importantes,
  • augmentant d’autant les impacts potentiels et les projets.
    Pour autant, l’aide ne se limite pas à des transferts financiers… Elle se matérialise aussi par la formation ou le transfert de savoir-faire et de technologies.

    Et le microcrédit alors ?
    Le microcrédit permet de soutenir les familles les plus vulnérables, celles qui vivent avec moins d’un dollar par jour notamment.
    Cependant la microfinance ne peut pas à elle seule permettre le développement d’un pays. Il est également essentiel d’appuyer les petites et moyennes entreprises, souvent exclues du système bancaire classique, dont les moyens ne peuvent être satisfaits par la microfinance. Par exemple, l’AFD, en partageant le risque pris par les banques locales dans le financement des PME, participe à l’établissement d’un cercle vertueux de création d’entreprises, d’emplois et de croissance économique.

  • 07

    L'aide est-elle vraiment efficace ?

  • Oui !
    Rappelons, par exemple…
    que : Le nombre d’enfants inscrits à l’école primaire sur le continent africain est passé de 80 millions en 1999 à près de 101 millions en 2004 ;
    Depuis dix ans - jusqu’à la crise financière de 2008 - l’Afrique subsaharienne avait globalement repris le chemin d’une croissance supérieure à 5% par an ;
    Si l’on exclue l’impact du VIH/Sida depuis 1990, les indicateurs sociaux du continent africain ont fortement progressé au cours de ces 40 dernières années.
    … Même si les résultats concrets de l’aide au développement restent trop souvent méconnus du grand public

    Loin des situations de crise et des appels à la solidarité qu’elles suscitent, les bénéfices de l’aide au développement sont plus complexes
  • à faire connaître. L’évaluation et le contrôle des politiques publiques en faveur du développement constituent une priorité pour les Gouvernements, en France, le MAEE et le Ministère de l’Economie. Les institutions nationales et internationales de gestion de l’aide, comme l’AFD, ont également mis en place des procédures rigoureuses d’évaluation et de contrôle à toutes les étapes de leur intervention : mise en concurrence systématique, surveillance des appels d’offres, contrôle de l’affectation des ressources et de leur utilisation, etc.
    Ainsi, sous la conduite du pays partenaire, une évaluation régulière est effectuée au niveau national dans la mise en œuvre des engagements. Comme d’autres opérateurs, l’AFD s’assure des résultats et des impacts des projets qu’elle finance sur le terrain.

  • 08

    Quel rôle
    joue la France
    dans l’aide publique au
    développement?

  • La France est l’un des acteurs clés de la communauté internationale en matière de coopération au développement. Le niveau de l’aide publique au développement de la France s’est élevé à 7,6 milliards d’euros en 2008, la plaçant au 3ème rang parmi les pays membres du Comité d'aide au développement de l'OCDE.

    Dans la lettre de mission adressée au ministre des Affaires étrangères et européennes, le 27 août 2007, le Président de la République insiste sur le fait qu’il « est fondamental de donner une nouvelle impulsion à notre politique d’aide au développement. Celle-ci doit être plus efficace, plus lisible, plus stratégique. Elle doit rechercher et atteindre des résultats concrets et visibles ».

  • La coopération française suit quatre axes majeurs :

    1. contribuer à la solidarité avec les pays pauvres par des actions ciblées adaptées aux différentes catégories de pays;

    2. coopérer avec les pays émergents, du Brésil à la Chine, en veillant au positionnement des intérêts économiques et stratégiques français ;

    3. participer au financement de l’action européenne et multilatérale au service d’une meilleure prise en charge des enjeux globaux ;

    4. aider les pays fragiles ou touchés par les crises, que celles-ci résultent de catastrophes naturelles ou de conflits politico-militaires.

  • 09

    Les Objectifs du Millénaire pour le Développement, qu’est-ce que c’est ?

  • Les défis du monde dans lequel nous vivons sont dorénavant planétaires : qu’il s’agisse des conséquences du réchauffement climatique, de la préservation de la biodiversité, de la prévention et du traitement des conflits, de la gestion des épidémies et des risques sanitaires, ou encore des liens entre démographie, inégalités sociales et migrations.

    Et cela ne s’arrête pas aux biens publics mondiaux. Les questions relatives à la pauvreté, aux inégalités, à l’analphabétisme, au chômage, à la mortalité infantile ou maternelle (…) nous concernent aussi directement. Face à tous ces défis globaux il fallait une réponse mondiale.
    C’est bien ce qu’en 2000, les Chefs d'Etat et de Gouvernement ont fait.
    Adoptée le 8 septembre 2000 par l’Assemblée générale des Nations Unies, la « Déclaration du Millénaire » désigne les 8 objectifs à atteindre avant 2015 : les 191 états membres de l’ONU s’y sont officiellement engagés.

    Partout dans le monde il est essentiel que ces 8 objectifs soient connus, expliqués et relayés, afin que chacun puisse juger de leur état d’avancement, soit capable de rappeler aux états signataires leurs engagements.
  • « Huit fois Oui » :
    Une campagne portée par le MAEE et l’AFD en vue de sensibiliser les citoyens et -notamment les publics scolaires sur les enjeux de l’aide au développement :

    Retrouvez la campagne huitfoisoui :
    - Son kit d’exposition pédagogique pour petits et grands…
    - Son clip
    - Ses évènements…
    - Mais aussi le Livre et le Film 8 sur …
    www.huitfoisoui.fr

    Et vous aussi dites OUI aux Objectifs du Millénaire pour le Développement !

    1.Éliminer l'extrême pauvreté et la faim

    2.Assurer l'éducation primaire pour tous

    3.Promouvoir l'égalité et l'autonomisation de femmes

    4.Réduire la mortalité infantile

    5.Améliorer la santé maternelle

    6.Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d'autres maladies

    7.Assurer un environnement durable

    8.Mettre en place un partenariat mondial pour le développement


  • 10

    Comment appuyer la croissance des pays en développement ?

  • La crise nous le rappelle, la croissance économique est indispensable pour générer les emplois et les ressources nécessaires à la réduction de la pauvreté et au développement. L’aide publique au développement appuie cette croissance en finançant notamment les entreprises du Sud et l’agriculture.

    Le secteur privé est au cœur des enjeux de développement des pays du Sud. Les activités marchandes sont un moteur essentiel de la croissance économique et de l’emploi, et participent directement à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

    Les concours de l’aide publique française ont ainsi pour objectif de contribuer à la croissance et à la création d’emplois, tout en permettant l’amélioration des pratiques sociales et environnementales des entreprises. Ils visent également à soutenir la participation du secteur privé à des objectifs de politique publique, notamment dans les domaines de l’eau ou du logement.
  • Le rôle du secteur bancaire dans le développement économique d’un pays est également essentiel ; c’est pourquoi l’aide publique au développement finance et accompagne les banques locales dans leur mission d’investissement ; elle les incite à participer au financement des projets de développement.

    L’agriculture a un immense potentiel, elle joue le double rôle de moteur de la croissance économique et de levier dans la lutte contre la pauvreté. Pour la majeure partie des pays dans lesquels l’aide publique française intervient, elle représente une proportion importante des emplois et des revenus : en Asie comme en Afrique, jusqu’à 85% des emplois sont assurés par l’agriculture. Il est indispensable d’aider ces populations rurales à rendre leur agriculture plus compétitive et facteur de croissance.

  • 11

    Les biens publics mondiaux, qu’est-ce que c’est ?

  • Aider les pays du Sud est dans l’intérêt des pays du Nord : maintenir la paix et la stabilité internationale, protéger l’environnement, répondre aux enjeux globaux caractéristiques de notre siècle (la propagation des épidémies à l’échelle planétaire, le réchauffement climatique, etc.). L’enjeu environnemental est une justification majeure de cette action. Le changement climatique, les dégradations environnementales, la disparition de la biodiversité sont autant de menaces contre lesquelles il n’est plus envisageable de lutter à l’échelle nationale, mais qui appellent
  • des actions globales. Il en va de même des grandes pandémies et autres maladies émergentes, susceptibles de se propager, très rapidement, au-delà des frontières nationales. L’aide publique au développement est donc un instrument au service de la protection de ces biens publics mondiaux. Elle apporte une réponse pertinente à ces enjeux majeurs du 21ème siècle.
    L’aide publique française intervient donc dans les pays émergents, notamment en Chine, en Inde et au Brésil, avec pour mission de préserver les biens publics mondiaux, au premier rang desquels figure l’environnement.

  • 9 défis

  • 1
    défi
    agricole
  • 2
    défi
    climatique
  • 3
    défi
    santé
  • 4
    défi
    éducation
  • 5
    défi
    croissance
  • 6
    défi
    prévention des crises
  • 7
    défi
    environnement
  • 8
    défi
    villes durables
  • 9
    défi
    eau